le projet DGL
- Communication

- 12 juin
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 juin
Un projet d’éducation populaire en milieu rural, des partenaires financiers convaincus mais pas de professionnel pour le mettre en oeuvre !!
C’est l’histoire du projet DGL : un projet d’animation jeunesse dans 3 villages : Doncourt-lès-Conflans, Giraumont et Labry.
L’histoire débute en 2023, avec des élues particulièrement investie dans les projets jeunesse mis en oeuvre dans le cadre du CTJEP Pop’com*. Elle se poursuit en 2024 par une expérimentation financée par la CAF et les 3 villages et pilotée par la FDMJC 54, avec l’embauche d’une animatrice jeunesse à mi-temps.
L’expérimentation dépasse toutes nos attentes : les jeunes sont présents, participent, proposent et mettent en oeuvre des projets. Ils découvrent des lieux, des activités, des thématiques.
Fin 2024, l’animatrice part vers d’autres horizons.
Conscients de la difficulté de recruter un professionnel pour un temps partiel, les élus des communes et la CAF se mobilisent pour pouvoir financer un poste à temps complet et à un indice juste (groupe D)...
Malheureusement, un an et demi après, nous n’avons toujours personne pour ce poste.
Alors oui, il y a des candidats : des personnes non formées, voire même qui n’ont jamais travaillé avec des enfants et encore moins avec des jeunes.
On peut penser que travailler avec des ados pour leur permettre d’organiser leur loisirs, c’est facile... Tout le monde peut le faire, puisqu’on est tous passé par là !
Eh bien non !!
Animateur.ice jeunesse dans l’éducation populaire, ça veut dire...
Avoir une connaissance particulière des ados : une tranche d’âge pas facile, des jeunes en construction et en contradiction !
Une grande flexibilité et une grande disponibilité : parce que les ados sont disponibles le soir et le week end!
Maîtriser la méthodologie de projet, parce qu’il ne s’agit pas simplement d’ouvrir une salle ou organiser une soirée pizzas ou un tournoi de foot.
Avoir des compétences relationnelles, parce qu’il faut savoir écouter les ados, leur donner envie d’aller plus loin que cette soirée pizzas.
Et puis, il faut aussi savoir travailler avec les acteurs locaux : élus, bénévoles associatifs, parce qu’un secteur ados n’est pas déconnecté du reste du village.
Et puis, il faut des compétences organisationnelles parce qu’il faut penser à tout lorsqu’on organise quelque chose avec les ados : de la réglementation à la logistique.
Et enfin il faut avoir des compétences rédactionnelles, car la construction d'un projet, ce sont également des demandes de subventions et des bilans !
Donc oui, il faut être formé, et pour ce poste en particulier, il faut un peu d’expérience parce que l’animateur.rice travaille seul.e même s’il peut compter sur l’accompagnement de l’équipe fédérale.
L’offre d’emploi est toujours disponible et toutes les candidatures sont étudiées mais force est de constater que l’on manque d’animateur.rice jeunesse formé.e.s et nous ne sommes pas les seuls!
Le projet DGL, c'est une belle initiative, qui met en lumière les difficultés de recrutement dans notre domaine et le manque de connaissance et de reconnaissance des métiers de l’animation.
*CTJEP : Contrat Territorialisé Jeunesse et Education Populaire, une démarche partenariale et participative avec les acteurs locaux du territoire Orne Lorraine Confluence, pilotée par la FDMJC 54, et financé par le CD54 et la Communauté de Communes Orne Lorraine Confluences (OLC)




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